Japon, été 2007

Impressions de mon séjour à Tokyo et Kōbe, lors d'un voyage professionnel. Flûte Enchantée de Mozart à Hyōgo.

02 août 2007

Fleurs, boeuf et estampes

Avant-hier, je suis remonté sur le mont Nunobiki, au jardin d'herbes.

Cette fois, c'était avec Eric Halfvarson (Sarastro) et Marie Arnet (Pamina) , son mari, Didier, et leur bébé, Balthazar. Le plan était d'aller manger au restaurant du jardin, un buffet à volonté avec légumes, viande, riz, desserts...

D'abord, un petit coup de téléphérique...

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...et la vue sur la serre et la baie.

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Petite visite des bâtiments et de la salle de concerts, avant de manger !

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Les autres sont descendus en téléphérique, j'ai voulu redescendre à pieds, par le jardin et par la chute.

Dans la serre, une rampe couverte d'hibiscus au feuillage panaché !

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Après une passerelle bordée de potées de géraniums odorants, tous différents, on passe sous un dais de daturas !

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C'est la mauvaise saison pour les fleurs du jardin : trop tard ou trop tôt...

Les lavandes sont terminées, et on les entretient.

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Les seules fleurs sont des lis.

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Un jardin de menthes.

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Sorti du jardin, c'est le treck dans la montagne nipponne ! petit sentier et grosses marches en rondins, pour arriver à la chute de Nunobiki.

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Hier soir, après le spectacle (les spectacles sont à 14H), nous sommes allés à 6 manger du boeuf de Kōbe. :

Josef Wagner (Papageno), Wolfram Koloseus (assistant du chef d'orchestre), Gordon Gietz (Tamino), Eric Halfvarson (Sarastro) et Jane Archibald (Reine de la Nuit).

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Trois "sortes" de boeuf de Kōbe, avec plein de petits légumes, pickles, riz, etc.

Le sashimi de boeuf, comme du carpaccio, mais plus épais.

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Très concentrés...

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Du boeuf juste grillé, cru à l'intérieur.

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Et du coeur de filet, super tendre, grillé sur une plaque.

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C'était très bon, mais à mon avis un peu cher, car plus du double du restaurant où nous sommes allés, Olivier et moi. Mais cela valait la peine de manger du boeuf autre que "juste" en filet grillé.

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Ce matin, shopping : souvenirs, couteaux, bonbons, des bricoles, mais aussi deux livres de la fin du 19e siècle et une estampe.

J'avais vu, dimanche, chez un bouquiniste, ces petits livres : ils ont au début (donc à la fin pour nous, puisqu'on les lit de droite à gauche...) deux (plus rarement quatre) pages ornées d'estampes en couleur ; les autres pages sont toutes décorées d'estampes en noir et blanc, entourées du texte.

J'ai pris deux de ces petits livres, un pour Olivier, et un pour moi.

 

En y regardant de plus près, j'ai vu la signature du peintre des pages en couleurs : c'est encore Toyokuni, celui de l'estampe que j'ai achetée à Tōkyō ! Il s'appelle en fait Kunisada, mais a pris le nom d'un illustre prédécesseur...

Le livre d'Olivier compte deux estampes de Toyokuni, celle en couleur puis une en noir et blanc, toutes deux magnifiques.
Les autres estampes, celles en noir en blanc, sont faites pas des élèves de Kunisada, sous son patronage.

Voici le livre d'Olivier. Les personnages sont admirables !

 

D'abord les deux Toyokuni :

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Quelques autres pages...

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Et voici mon livre.

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Je suis aussi entré chez un antiquaire qui a surtout des céramiques, très belles et très chères (il a une petit boîte à macha, le thé vert utilisé pour la cérémonie du thé : grande comme un oeuf, elle côute 600'00 yen, soit environ 3'600 euros !!!).

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Il a aussi des estampes, certaines en triptyque, et j'ai craqué sur celle-ci. Elle est un peu abîmée sur le côte : elle a été un peu mangée par des vers à livres. Ceci explique son prix bas, 1/3 de toutes les autres, que je ne trouvaient de tout façon pas aussi belles !

Elle a été peinte par Utagawa Kunisada (alias Kunisada II), encore lui !! c'est le peintre d'estampes le plus prolifique du Japon !

Les deux cartouches sont, à droite, le nom d'artiste, nom d'emprunt, "Kōchōrō" (utilisé par Kunisada entre 1825 et 1865), et à gauche, "Kunisada ga" ce qui veut dire "peint, dessiné par Kunisada".

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Cette estampe a été publiée par Tsuta-ya Kichizō, dont voici le sceau (les montagnes sur les feuilles).

Le sceau ovale est la date, le mois 11 de l'année 1857.

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Cette estampe est tirée d'une série intitulée "Murasaki Shikibu Genji Kurata" - Cartes de la légende de Genji, par Murasaki Shikibu ; il s'agit ici du chapitre 51, "Ukifune".

Voici une vue d'ensemble.

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Admirez les hérons blancs (qui me rappellent le château d'Himeji...).

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Le magnifique dégradé de vert sur la montagne, au loin, et celui de l'eau, où la barque fait de l'ombre (plus des petites vaguelettes..)

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Les deux personnages, avec leurs costumes si détaillés.

Il faut graver en relief (pas en creux) un bloc de cerisier par couleur imprimée... vu la complexité des motifs, c'est admirable !

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Notez que tout ce qui est en tissu blanc dans leurs costumes est texturé dans la masse du papier... les plis du manteau de l'homme, ainsi que les cols des deux personnages ; très fort !!!

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Les visages sont magnifiques.

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06 août 2007

Nara 1

La Flûte enchantée est finie...

Tout le monde est reparti ce matin , je suis le seul qui est resté pour faire du tourisme.

Ce matin j'ai donc pris le train pour Nara.

Voila ce qu'on peut lire sur wikipedia :

"Nara fut pendant le 7e siècle la capitale du Japon, première véritable capitale fixe du pays, depuis sa fondation en 710 (date de l'accès au trône de l'impératrice Genmei) jusqu'en 784 (époque de Nara).

Avant Nara, les capitales se déplaçaient de royaume en royaume. En effet, selon les anciennes conceptions du shintoïsme, la mort constituait l'impureté la plus grave. Lorsqu'il s'agissait de la mort du souverain, alors l'impureté frappait la capitale ; il fallait donc détruire les palais et les reconstruire ailleurs. Au début du VIIIe siècle, on comprit qu'il fallait créer un centre plus durable pour le gouvernement et l'administration de l'État."

Les sièges pour personnes devant voyager assises.

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En chemin, des rizières

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Arrivé à la gare...

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... j'ai pris un bus pour aller visiter les lieux "touristiques".

Nara est réputée pour ses temples, mais aussi pour ses daims vivant en liberté aux abords des temples ; ils se laissent approcher, et viennent même quémander de la nourriture...

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Je suis d'abord allé voir deux jardins.

En chemin, une statue de tanuki qui signale un restaurant et accueille les clients. C'est un chien, avec un chapeau de paille, une bouteille de saké et des coucougnettes qui pendent jusque par terre !

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Le premier jardin est Isuien, datant de l'ère Meiji (1868-1912). Sur 13'481 m², il se compose de deux promenades, une devant et une derrière la maison, avec chacune un étang.

Etangs, pins, iris, pas japonais, maisons de thé, tout le toutim ...

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Superbe vue sur le temple qui est juste derrière

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Un jardinier qui enlève les feuilles sur la mousse du jardin de mousses avec un balayette.

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Dans une maison de thé.

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Le second jardin s'appelle Yoshikien ; il a une partie tout en mousses, qui sont actuellement en fleur.
Ce qui est brun n'est pas de l'herbe brûlée par le soleil (et Dieu sait s'il tape dur !!!), mais les fleurs de mousse.

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Une autre sorte de mousse, très verte, avec un pomme de pin tombée dessus...

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La fleur de cette mousse.

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Premier temple, Kaidan-in, une temple zen, célèbre pour ces 4 statues en argile représentant les gardiens de la foi bouddhique.

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Le fameux Tōdai-ji : il renferme une statue de Bouddha de 16 de haut, et c'est la plus grande structure en bois du monde !
Reconstruit au 16e siècle, il ne mesure qu'un tiers du bâtiment d'origine, du 8e siècle ; il fait tout de même 57 m de long, sur 50,5m de profond et 48m de haut !!!

On y accède par une porte monumentale, gardée par deux ten, ces dieux qui effrayent les mauvais esprits ; ces deux statues en bois sont les plus grandes du Japon, avec plus de 8,40 m !!!

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Les touristes ont l'air minuscules à côté !

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Le temple lui-même.

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On se rend compte du gigantisme du lieu quand on regarde les portes : sur la photo ci-dessus, elles représentent le petit rectangles, entre deux carrés blancs avec une croix ; les voici en plus gros plan, et on voit la petitesse des gens !

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Une jardinière enlevant les feuilles sur la gazon impeccable.

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L'allée qui mène au temple.

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Le grand Bouddha

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On dit qu'un phalange a la taille d'un enfant (de quel âge??)

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Dans le temple il y encore deux statues gigantesques ; en voila une.

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Devant, le gazon, si vert, devant les toits de tuiles grises et la forêt...

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10 août 2007

Nara 2 (terminé, cette fois !)

Ce post n'est pas encore terminé, il est encore en cours de rédaction...

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Derrière le Tōdai-ji, une succession de petits temples, qui portent les noms de février, mars, avril (Nigatsu-dō, Sangatsu-dō, Shigatsu-dō) ; ils forment un ensemble à flanc de colline.

Voici Nigatsu-dō, sur pilotis et donc les bâtiments s'éparpillent sur la pente abrupte de la colline.

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Les marches sont de la récup' !

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Ce temple compte bon nombre de lanternes, en cuivre ou en papier, et il y en a même sur les escaliers.

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La fontaine pour se purifier, en se lavant les mains et se rinçant la bouche, est gardée par un dragon, fort symbole religieux.

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Sur tout le pourtour du temple, en-dessus des portes, il y de grands ema, des ex-votos, magnifiqements peints ou en cuivre.

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Il y a en ce moment énormément de cigales ; voici une mue de nymphe.

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Un lavabo en pierre, derrière une cuisine ; même là, c'est magnifique !


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En bas, des arbres, comme toujours, taillés à la perfection et un lagerstoemia en fleurs, de toute beauté.

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Des bêtes...

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L'atelier d'un sculpteur sur bois.

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Cette rue, bordée de restaurants et de boutiques, me rappelle étrangement celle du dessin animé Le voyage de Chihiro...

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Kasuga Taisha est le plus grand sanctuaire shintō de Nara ; on y trouve plus de 3000 lanternes !

Aux abords du sanctuaire, un ouvrier répare une marche.


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Ce cèdre est sacré, comme en attestent les guirlandes et les papiers coupés attachés autour.

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Les lanternes.

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Même la corde qui ferme un porte est artistement nouée.

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Les autels des dieux de ce temple sont dans des sanctuaires (shrine en anglais) séparés, couverts de chaume.

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Vers la sortie un arbre autour duquel on a construit le bâtiment.


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Les prêtresses ont toutes un coiffe avec des hortensias, très jolie !

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A table !

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Sorti du sanctuaire, petite balade pour retourner à la gare.

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Voilà, le Japon, c'est fini...

Hier, je me suis levé à 7h, pris un taxi puis le bus pour l'aéroport de d4osaka Kansai.
Décollage à 12h, et après 11 heures 35 minutes de vol, atterrissage à Paris CDG à 16h35.

J'étais triste de quitter la Japon, mais heureux de retrouver mon chez-moi et Olivier !

Mais ne vous en faites pas : le blog n'est pas terminé !
Je dois encore finir ce post sur Nara, et rédiger et mettre les photos de mes deux jours à Kyōto , de la visite d'Arima-ōnsen et du dernier jour à Kōbe.

J'en ai donc encore pour quelques jours à finir tout ça et à vous faire voyager avec moi.

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Le Kufuku-ji, un des temples principaux de Nara, avec sa pagode à 5 étages construite en 1426 (la deuxième plus haute du Japon) et son bâtiment octogonal

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Dans un temple dont j'ai oublié le nom, des stèles bouddhiques au milieu des fleurs.

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Les plaques d'égout de Nara.

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Dans un sanctuaire, des voeux en forme de poupées et un jouet parmi les ema.

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Naramachi et ses petites maisons anciennes en bois.


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Voila, c'est tout pour Nara.

A venir, Kyōto et Kōbe.


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28 août 2007

Kyōtō, 7 août

Le lendemain de mon escapade à Nara, je suis allé à Kyōtō pour deux jours : je voulais voir le fameux jardin de mousse et pour cela il faut s'inscrire deux à trois semaines à l'avance ; j'ai donc écrit et on m'a répondu que je devais être au temple à 10 heures, mercredi 8 août.

Mais je voulais aussi voir Nijō Jinya, une auberge du XVIe siècle, qui elle est fermé les mercredis... donc la seule solution était de passer deux jours à Kyōtō.

Pour visiter Nijō Jinya, il faut un interprète, car la visite est en japonais exclusivement. Une des persones de l'hôtel Okura de Kōbe a donc organisé une guide gratuite pour moi ! Quel service !

En fait ces guides gratuits sont des "aspirants" qui fonctionnent comme guide afin d'apprendre leur métier ; comme ils ne sont pas professionnels, ils ne peuvent demander à être payés ; il faut juste leur payer ls entrées des différents monuments.

Voici ma guide, avce un de ses ami qui veut aussi devenir guide et qui nous a accompagné pour apprendre.

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En chemin vers Nijō Jinya, dans un temple, des cordes faites en cheveux !
Les cheveux étaient des dons des fidèles, et les cordes servaient à tracter à la main les luges qui transportaient les troncs qui ont servi à construire le temple.

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Dans un sanctuaire, un barque en forme de dragon.

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Nijō Jinya est une auberge clandestine du XVIe siècle ; en effet, le shogun avait interdit les auberges pour éviter les complots. Mais il exigeait aussi que les seigneurs féodaux viennent le voir...
Ils devaient donc dormir dans des auberges, clandestines.

Celle-ci est toujours aux mains de la famille d'origine, c'est une maison privée, mais on peut visiter sur rendez-vous certaines pièces de réception. Il faut réserver pour visiter.

La maison est truffée d'escaliers cachés, de portes dissimulées, de recoins pour les soldats, etc... afin de protéger et d'assurer une sortie facile aux seigneurs qui pourraient se trouver pris dans une embuscade à l'intérieur de la maison. La visite est très intéressante, car on voit un des seuls endroits préservés de cette période, avec les murs en papier, les peintures sur les sous-bassements, les salles pour la cérémonie du thé, etc...

Malheureusement, il est interdit de photographier, alors je n'ai de clichés que de l'extérieur.

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Après, je suis allé me balader dans la grande rue commerçante, Shi-jō dōri.

Dans une galerie commerciale, un temple.

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J'ai fait faire un goshuin, la calligraphie, dans mon livre de pèlerinage.

Le vieux moine a d'abord "fait" l'encre, en frottant le bâton d'encre sur la pierre spéciale avec un peu d'eau ;  puis il s'est appliqué à faire la calligraphie.

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Dans une rue parallèle, qui sert de marché couvert, une machine à râper le thon séché ; les copeaux sont utilisés en assaisonnement, sur les omelettes, et autres plats de la région.

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Beaucoup de magasins vendaient des "pickles", des légumes en saumure au vinaigre.

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Au mois d'août, il n'y pas de représentations de kabuki, ni de nō, ni de bunraku (marionnettes japonaises) ; comme je voulais avoir un apreçu de ces différents arts, je suis allé au Gion Corner, qui organise tous les soirs deux séances d'une heure avec entre autres une petite scène de comédie, un peu de danse traditionnelle de Kyōtō, de la danse de maiko (apprentie geisha) et du bunraku.

Cela donne une petite idée, et cela m'a fait vraiment regretter de ne pas voir une spectacle entier de bunraku (ou au moins une partie de spectacles, car ils peuvent durer 8 heures !)

A l'entrée, un tableau montre les différents ornements des coiffes des maikos (apprenties geiko (geisha de Kyōtō) ), en fonction du mois de l'année.


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Petit et courte cérémonie du thé.


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Deux joueuses de koto.

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Un peu d'ikebana : avec quelques branches de pin, on peut faire des merveilles !

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Le gagaku, la danse traditionnelle de Kyōtō.

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Comme la scène est toute petite, l'orchestre est réduit à quatre instruments.


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Le kyogen, la comédie, qui est jouée entres les actes du nō, la tragédie.

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Le kyomaï, la danse des maiko et geiko ; elle est faite pour être exécutée dans des espaces très réduits, et se danse donc sur place, avec des mouvements très codifiés.

Ici, c'est une maiko, reconnaissable entre autres à ses ornements de cheveux, les longues manches du kimono et le nœud 'défait' de son obi (ceinture), avec les deux pans longs.

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L'ornement de la coiffe est bien celui du mois d'août, comme montré sur le tableau.

Le maquillage aussi dit que c'est une maiko, le plus flagrant étant la bande de peau visible autour du visage,  à la racine des cheveux.

Le sous-vêtement rouge et blanc indique aussi la maiko, la geiko portant du blanc ou du suamon, sans dessins.

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La maiko se différencie aussi de la geisha par la tenue : le kimono de la geiko est souvent uni, dans des tons pastels, celui de la maiko est très coloré ; il en va de même pour l'obi, la ceinture, très ornée et chatoyante pour la maiko ; de plus, l'obi de la maiko est noué diféremment : ici on voit les très longs pans de tissus dans le dos, alors que la geiko à un nœud presque carré.

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Enfin, le binraku.

Ces marionnettes de 1,20 m sont manipulées à vue par trois marionnettistes ; celui qui manipule les pieds est le moins expérimenté ; au bout de 10 ans, il peut monter en grade et devenir le manipulateur du bras gauche ; et après encore 10 ans, il peut devenir le manipulateur de la tête et du bras droit !
Le tout est accompagné par un récitant-chanteur qui raconte l'histoire.

Les manipulateurs de la tête et du bras droit du Théâtre national de bunraku à Ōsaka sont des Trésors nationaux vivants !

Bien que l'on voie les marionnettistes, on les oublie très vite, tellement la marionnette est vivante ! c'est absolument fascinant !!!

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Dans un taxi, une maiko.

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Je suis ensuite allé voir le temple Kodai-ji, car il est éclairé aux lumignons tous les soirs jusqu'à 21h30.

C'est absolument magique de se promener dans les jardins et de voir les bâtiments faiblement éclairés.

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L'ombre des arbres projetée sur un mur.

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Une forêt de bambous.

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