Avant-hier, je suis remonté sur le mont Nunobiki, au jardin d'herbes.

Cette fois, c'était avec Eric Halfvarson (Sarastro) et Marie Arnet (Pamina) , son mari, Didier, et leur bébé, Balthazar. Le plan était d'aller manger au restaurant du jardin, un buffet à volonté avec légumes, viande, riz, desserts...

D'abord, un petit coup de téléphérique...

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...et la vue sur la serre et la baie.

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Petite visite des bâtiments et de la salle de concerts, avant de manger !

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Les autres sont descendus en téléphérique, j'ai voulu redescendre à pieds, par le jardin et par la chute.

Dans la serre, une rampe couverte d'hibiscus au feuillage panaché !

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Après une passerelle bordée de potées de géraniums odorants, tous différents, on passe sous un dais de daturas !

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C'est la mauvaise saison pour les fleurs du jardin : trop tard ou trop tôt...

Les lavandes sont terminées, et on les entretient.

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Les seules fleurs sont des lis.

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Un jardin de menthes.

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Sorti du jardin, c'est le treck dans la montagne nipponne ! petit sentier et grosses marches en rondins, pour arriver à la chute de Nunobiki.

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Hier soir, après le spectacle (les spectacles sont à 14H), nous sommes allés à 6 manger du boeuf de Kōbe. :

Josef Wagner (Papageno), Wolfram Koloseus (assistant du chef d'orchestre), Gordon Gietz (Tamino), Eric Halfvarson (Sarastro) et Jane Archibald (Reine de la Nuit).

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Trois "sortes" de boeuf de Kōbe, avec plein de petits légumes, pickles, riz, etc.

Le sashimi de boeuf, comme du carpaccio, mais plus épais.

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Très concentrés...

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Du boeuf juste grillé, cru à l'intérieur.

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Et du coeur de filet, super tendre, grillé sur une plaque.

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C'était très bon, mais à mon avis un peu cher, car plus du double du restaurant où nous sommes allés, Olivier et moi. Mais cela valait la peine de manger du boeuf autre que "juste" en filet grillé.

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Ce matin, shopping : souvenirs, couteaux, bonbons, des bricoles, mais aussi deux livres de la fin du 19e siècle et une estampe.

J'avais vu, dimanche, chez un bouquiniste, ces petits livres : ils ont au début (donc à la fin pour nous, puisqu'on les lit de droite à gauche...) deux (plus rarement quatre) pages ornées d'estampes en couleur ; les autres pages sont toutes décorées d'estampes en noir et blanc, entourées du texte.

J'ai pris deux de ces petits livres, un pour Olivier, et un pour moi.

 

En y regardant de plus près, j'ai vu la signature du peintre des pages en couleurs : c'est encore Toyokuni, celui de l'estampe que j'ai achetée à Tōkyō ! Il s'appelle en fait Kunisada, mais a pris le nom d'un illustre prédécesseur...

Le livre d'Olivier compte deux estampes de Toyokuni, celle en couleur puis une en noir et blanc, toutes deux magnifiques.
Les autres estampes, celles en noir en blanc, sont faites pas des élèves de Kunisada, sous son patronage.

Voici le livre d'Olivier. Les personnages sont admirables !

 

D'abord les deux Toyokuni :

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Quelques autres pages...

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Et voici mon livre.

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Je suis aussi entré chez un antiquaire qui a surtout des céramiques, très belles et très chères (il a une petit boîte à macha, le thé vert utilisé pour la cérémonie du thé : grande comme un oeuf, elle côute 600'00 yen, soit environ 3'600 euros !!!).

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Il a aussi des estampes, certaines en triptyque, et j'ai craqué sur celle-ci. Elle est un peu abîmée sur le côte : elle a été un peu mangée par des vers à livres. Ceci explique son prix bas, 1/3 de toutes les autres, que je ne trouvaient de tout façon pas aussi belles !

Elle a été peinte par Utagawa Kunisada (alias Kunisada II), encore lui !! c'est le peintre d'estampes le plus prolifique du Japon !

Les deux cartouches sont, à droite, le nom d'artiste, nom d'emprunt, "Kōchōrō" (utilisé par Kunisada entre 1825 et 1865), et à gauche, "Kunisada ga" ce qui veut dire "peint, dessiné par Kunisada".

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Cette estampe a été publiée par Tsuta-ya Kichizō, dont voici le sceau (les montagnes sur les feuilles).

Le sceau ovale est la date, le mois 11 de l'année 1857.

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Cette estampe est tirée d'une série intitulée "Murasaki Shikibu Genji Kurata" - Cartes de la légende de Genji, par Murasaki Shikibu ; il s'agit ici du chapitre 51, "Ukifune".

Voici une vue d'ensemble.

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Admirez les hérons blancs (qui me rappellent le château d'Himeji...).

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Le magnifique dégradé de vert sur la montagne, au loin, et celui de l'eau, où la barque fait de l'ombre (plus des petites vaguelettes..)

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Les deux personnages, avec leurs costumes si détaillés.

Il faut graver en relief (pas en creux) un bloc de cerisier par couleur imprimée... vu la complexité des motifs, c'est admirable !

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Notez que tout ce qui est en tissu blanc dans leurs costumes est texturé dans la masse du papier... les plis du manteau de l'homme, ainsi que les cols des deux personnages ; très fort !!!

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Les visages sont magnifiques.

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