02 juillet 2007
promenades dominicales : Meguro & Harajuku
Avant ma répétiton, je suis allé à Meguro, à deux stations de l'hôtel, pour voir un petit temple, le Daien-ji.
Il renferme une satute apportée de Chine au 13ème siècle.
Il commémore également les enfants mort-nés, ceux issus de fausses-couches et les foetus avortés.
A l'entrée, des jizō au petit bonnet.



Ce temple rend également hommage aux 14'700 morts de l'incendie de 1772.
Ils sont représentés par 500 statues de disciples de Bouddah, qui ont toutes un visage différent, et qui grimpent sur la colline derrière la statue du Bouddah.


Autres divinités, les Shichifuku-jin, les sept dieux du bonheur, qui sont un rassemblement de divinités d'origine indoue, chinoise et japonaise.
Ils sont surtout vénérés à nouvel an.

Et voici ma déesse, Benzaiten , ou Benten, déesse de l'éloquence, de la musique, des arts, de la vertu, de la sagesse et de la longévité. Elle joue du biwa, une mandoline japonaise.

Pour appeler les dieux, lorsqu'on fait une offrande et une prière, il y a toujours une cloche ; en voici une petite, juste pour les Shichifuku-jin.

J'en ai profité pour mettre une plaque votive (ema).

A la "boutique" du temple, on peut acheter un petit morceau de feuille d'or, et le mettre sur la statue de Bouddah.

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Le pigeons japonais ne savent pas lire, ni même comprendre les dessins...

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Après la répétition, je suis allé à Harajuku, pour voir les cos-plays, ces filles qui se déguisent soit en poupée, soit en infirmières gore ; elles se rassemblent sur le pont qui mène au Meiji, tous les dimanches.




03 juillet 2007
lundi, mardi... : artisanat, etc...
A Ikebukuro (un quartier de Tōkyō), il y a le Centre d'artisanat traditionnel du Japon : y sont réunies les diverses formes d'artisanat venant de toutes les régions du Japon, classées par ville. C'est en fait un magasin, car tout est à vendre, des kimonos aux poupées, des articles en laque aux céramiques et porcelaines, en passant par l'argenterie et la sculpture sur bois.
Un endroit très intéressant et qui permet de se rendre compte de la richesse des méthodes et des téchniques de ces arts souvent très anciens.
De magnifiques pierres à encre pour la calligraphie : on met un peu d'eau dans le fond et on frotte un bâton d'encre de Chine sur cette pierre, qui, bien que lisse au toucher, soit abrasive et rape l'encre en très fine poudre. Il suffit ensuite de tremper son pinceau et de l'essuyer sur la partie moins creuse.

Du cuir de daim est tanné et ensuite peint au pochoir ; c'est aussi souple que du tissus.

De jolies céramiques.


Dans des vitrines, les céramiques précieuses : le bol du centre coûte 441'000 yen, soit 2645€ !

Des boîtes à thé vert pour la cérémonie du thé.

Des poupées, des couteaux, des objets et écorce de cerisier ou en bois.




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Non loin de là, dans un caserne de pompiers, il y a une formation sur la conduite à tenir en cas de tremblement de terre et d'incendie.
Pour le tremblement de terre, on passe dans une pièce qui se met à secouer dans tous les sens ! très drôle !


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La vitrine de Mikimoto, un bijoutier : sublime !


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Um moine mendiant (du moins, je suppose) devant la gare d'Ueno.

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Et tout de même un temple, dans le parc d'Ueno, le Rinnō-ji.




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Ca m'a beaucoup fait rire !!!

J'imagine des passionnés avec leurs pigeons de course en train de faire des compétitions !!
Non ! En fait ce sont juste des pigeons voyageurs !!! mais le mot "racing" m'a fait rire !
Aujourd'hui, je retourne à Nikko, ville classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco : c'est un lieu sacré qui ne compte pas moins de 57 temples et sanctuaires, dont le plus orné du Japon.
L'appareil photo va chauffer !!!
05 juillet 2007
Nikkō
Hier je suis retourné à Nikkō.
En novembre, quand nous y sommes allé, il y faisant froid, avec une brume épaisse.
Je voulais donc voir Nikko dans de meilleures conditions ; en regardant les prévisions météo, hier, il n'y avait que 20% de risques de précipitation.
Me voila donc parti !
J'ai passé la journée sous la pluie !!!!!
Décidémment, je n'e verrai jamais Nikkō avec le beau temps !
Ce serait tellement mieux pour les photos, aussi, avec des couleurs éclatantes, et pas du gris partout !
Tant pis, ce sera pour un prochain voyage (quand ?????).
Comme je vous l'ai déjà dit, Nikkō est un centre religieux très important ; c'est aussi un des sites touristiques les plus visités du Japon.
Situé dans la montagne, à 2 heures de train de Tōkyō, c'est un site sacré depuis le milieu du 8e siècle, quand un moine, Shōdō, Shōnin, y établit un hermitage en 782.
Ensuite, ce fut un centre bouddhique oublié, jusqu'à ce que Tokugawa Ieyasu (le guerrier qui a unifié le Japon et établi le shōgunat qui régna pendant 250 ans) décide de s'y faire construire un mausolée.
Il fut enterré sous les haut cèdres de Nikkō en 1617, mais c'est son fils qui entreprit de construire le sanctuaire éblouissant qu'on voit aujourd'hui.
Trève de bla-bla, les photos !!!
On accède au centre sacré de Nikkō par un pont, le Shinkyō-bashi.
Seuls le shōgun, l'empereur et leurs suites étaient autorisés à le franchir ; le commun devait emprunter un autre pont.
Devant le pont une pierre qui indique qu'il faut descendre de cheval ou de son véhicule pour passer le pont.


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Le premier temple est le Rinnō-ji ; c'est un temple bouddhique.
Le bâtiment principal, construit en 848 (le plus grand bâtiment de Nikkō) , renferme les stautes de 3 bouddahs en bois doré (son nom, Sanbutsu-dō, veut dire salle des 3 bouddahs)




J'ai mis une ema avec mon signe zodiacal chinois, ce qui est censé renforcer les prières et voeux écrits sur la tablette.

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Dans un autre sanctuaire, le Futarasan-ji (le sanctuaire du mont Futara), on trouve trois cèdre qui ont un "pied" commun.
On les nomme "triple cèdre" ou "cèdre parents-enfant".

Dans le lieu de culte, des peintures sur feuille d'or, avec des daims, des loups des oiseaux.

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A côté, le sanctuaire Daiyūin-byō, est le mausolée du 3e shōgun, Tokugawa Iemitsu.
Brillant de dorure, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, richement sculpté et décoré, il représente l'apogée de l'art de la période Edo (1603-1867)

La première porte, la plus grande de Nikkō, compte 4 statues de dieux.

Deux statues de ten, les dieux gardien de la foi bouddhiste


Et le dieu du vent et le dieu du tonnerre.


La deuxième porte a d'autres dieux, adoptés d'Inde par le bouddhisme japonais. Cette porte est entièrement sculptée de pivoines japonaises (botan) dorées.


De la on aperçoit la "porte chinoise", kara-mon, qui mène au lieu de culte. Notez l'éléphant en corniche.


Ors et sculptures en haut-relief, magnifique !

Comme vous le voyez, il pleut !!!!!

Le Kōka-mon, porte d'influence chinoise, que le public n'est pas autorisé à franchir, mène à la tombe du shōgun.

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Hors des sentiers battus, sans touristes, il y a un petit sanctuaire, le Kyōsha-dō.
Le kyōsha est une pièce du jeu d'échec japonais (shōgi). Elle se déplace tout droit, comme la tour dans notre jeu d'échec.
Voci les pièces, photgraphiées au centre d'artisanat japonais.

IDans ce sanctuaire, ce sont de grands kyōsha, d'environ 25 cm. Les femmes enceinte en empruntent un au temple, et si le bébé naît bien et facilement (tout droit, comme le déplacement de la pièce d'échec), elle rapporte le kyōsha emprunté, plus un nouveau.


Derrière le temple, un petite grotte peu profonde, plutôt un surplomb, qui contient les statues de six ten, les gardiens de la foi boudhiste

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Je gardais pour la fin le sanctuaire de Tōshōgū, immense mausolée erigé en memoire de Tokugawa Ieyasu, le premier shōgun de l'ère Edo.
On dit qu'il fallut 4'540'000 artisans et ouvirer pour mener à bien ce projet gigantesque, en 20 ans.
Terminé en 1637, le sanctuaire compte 500 kg d'or et 370 kg d'argent , et son coût equivaudrait à 150'000'000 de dollars.
C'est un exemple frappant du mélange d'architecture shintō et bouddhique, typique de Nikkō, et on dit que les esprits de Bouddah, des dieux shintō et de Tokugawa Ieyasu déifié y résident.
Du Yōmei-mon, une des constructions en bois les plus rafinées d'Orient, jsuqu'au plus petit bâtiment, tout est sculpté, doré, peint en couleurs vives.
C'est un exemple parfait du goût élaboré et luxueux du début de la période Edo.
On accède au sanctuaire par un premier torii : on pénètre donc dans un lieu sacré shintō.
C'est le plus grand torii en pierre du Japon : il mesure 9m de haut, et ses piliers ont une ciconférence de 3,6m.
ll est comopsé de plusieurs morceaux assemblés (deux par pilier, trois pour la traverse du haut), afin d'absorber les chocs des tremblements de terre.


Tout de suite à gauche, on trouve une pagode à 5 étages, richement décorée, qui porte les sculptures des 12 animaux du zodiaque chinois sur le pourtour du premier niveau ; ici, le lapin, mon signe.


Tout est en bois, sans clous, dans tout Nikkō !
Les poutres qui tiennent les toits sont assemblées en "cuisses de grenouilles" et peintes, bien sûr !

On passe une deuxième porte (avec des éléphants) pour accéder au niveau des bâtiments de stockage des différents matériels et costumes nécessaires aux fêtes et cortèges.

Les constructions sont en poutres de section triangulaires qui se contractent avec la chaleur, pour laisser passer l'air, et se dilatent par temps humide, ce qui permet de garder une température stable à l'intérieur.
Sur les côtés, de magnifiques pivoines.


A côté, les écuries où sont gardés les chevaux sacrés ; c'est le seul bâtiment en bois non-peint de Tōshōgū.
Sur 2 côtés, 8 sculputre avec des singes (qui permettent l'aération), dont une des trois plus importantes de Nikkō : les 3 singes qui ne voient, ne disent et n'entendent rien de mal.


Une vue du deuxième torii et de la porte en haut de l'escalier.
Comme vous le voyez, il y avait du monde !!

La deuxième des trois sculptures les plus importantes du sanctuaire est celle des deux éléphants sur le pignon de cette construction.


Le deuxième torii est intéressant à deux point de vue : il a été le premier torii en bronze du Japon ; ensuite, c'est un exemple encore du mariage du culte shintō et du bouddhisme : le torii est en soi shintō, mais sa base est en forme de fleur de lotus, symbole bouddique.


Passé ce torii, en haut de l'ecalier, se trouve le Yōmei-mon, le bâtiment le plus important de Tōshōgū : il a été construit par 130'000 hommes, avec un budget ilimité !
Durant l'ère Edo, le commun n'était pas autorisé à franchir cette porte ; même l'envoyé de l'Empreur devait se changer en habit formel d'apparat pour la franchir.
La richesse des couleurs, sur une base blanc-or-noir, la complexité des sculptures (plus de 400 !) sont un festival pour les yeux.





Le grand dragon est sculté d'un seul morceau dans une poutre ; il semble voler, séparé de la porte.

Comme vous le constatez, il pleut vraiment fort !

Un bâiment abrite les sanctuaires portatifs (mikoshi), dans lesquelles les esprits des dieux descendent pour les fêtes et processions.
Le plafond doré compte parmi les plus belles représentations de nymphes célestes , les tennyo.


Sur un des toits, des dragons gardent la porte de jour et une sorte de chien mythique la garde la nuit.
Ils sont représentés de manière tellement réalistes, qu'on a coupé les ailes et la queue des dragons, et qu'on a attaché les pattes avant des chien par des anneaux, afin de les empêcher de s'en aller.


On atteint la tombe de Tokugawa Ieyasu en franchissant une porte ; sur la poutre transversale, la troisièmes des trois plus importantes sculptures du sanctuaire : le chat qui dort.
Jeu de mot ou non, "chat" se dit "neko", en japonais.

On monte ensuite 207 marches, taillée chacune dans un seul bloc de roc.
Les murs et la rambarde sont aussi constitués de blocs uniques, taillés pour faire les barreaux.
La tombe de Tokugawa Ieyasu ; ses restes sont dans la pagode (symbole bouddhiste).

Selon la doctrine bouddiste, il devrait y avoir devant chaque tombe un vase, un brûle-encens et un candélabre.
Voici donc le vase, le brûle-encens avec un shishi (chien chinois) dessus, et un candélabre fait d'une grue sur une tortue, symboles de longévité.


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Voilà, c'était un peu long, je sais.
Mais il faut rendre justice à ce haut lieu de la religion et de l'architecture, qui est inscrit au partimoine mondial de l'humanité.
C'est impresionnant de couleurs, de finesse, d'art, srutout quand on pense qu'on est dans la montagne et que tout cela a été construit au 17e siècle ou avant...
06 juillet 2007
Après Nikkō, pas grand chose
Après Nikkō, je me repose. Je me suis tout de même baladé, donc j'ai quelques photos à vous montrer.
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Les japonais sont disciplinés, ça on le sait.
Mais même sur les quais des métros, ils le sont.
Les portes des voitures sont matérialsées au sol, avec devant la sortie du wagon, des lignes pour faire la queue, à 3 ou 4 de front.
Eh bien, tout le monde se met bien dans une des files, pas trop près des l'autre, et attend sagement le train.
Quand il arrive, avec ses 11 voitures ( ! ), les files se séparent comme la Mer Rouge, pour laisser descendre les voyageurs, et une fois que tout le monde est descendu, on entre, chacun à son tour.
Lorsqu'on voit la bousculade à Paris, où il faut se battre pour pouvoir descendre avant que les autres montent, et comment tout le monde pousse pour entrer !!!
Il faudrait obliger les Parisien - et autres Français... - à faire un stage "Métro" à Tōkyō !!!

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Ce matin, au moment où j'entre dans l'ascenceur, je vois ce zeppelin au-dessus de Shibuya.

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Voulant aller dans un coin que je n'ai pas encore exploré, je suis allé à Roppongi.
En chemin, une "vitrine" de restaurant, très belle.


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J'ai découvert par hasard, en passant, un temple bouddhiste, où les moines répétaient de la musique !!
J'ai donc fait des photos, et même une vidéo !

La video est ici (youtube, donc mauvaise qualité d'image)

Les mêmes dieux qu'à Nikkō : Fūjin, le dieu du vent, qui porte sur ses épaules un sac renfermant les vents, et Raijin, le dieu du tonnerre, qui a dans le dos un taiko (tambour) pour faire le tonnerre.

Dans un des bâtiments, cette magnifique statue de Kannon-san, la plus importante déesse de la hiérarchie bouddhiste.

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Je suis allé à Roppongi Hills, un complexe commercial, avec en son centre, la tour Mori, une tour de 54 étages de bureaux, avec aux 5 étages bas + 3 sous-sols, des magasins et des restaurants.
En fait, ça n'a aucun intérêt, sauf si on veut monter sur la tour pour voir Tōkyō d'en haut, et le musée Mori.
L'architecture est sympa, tout de même !


Et devant il ya une sculture d'une araignée géante faite par Louis Bourgeois, appelée Maman.


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Ensuite, comme ce n'était qu'a deux stations, je suis allé au Palais impérial.
En fait , tous les jardins sont fermés au public, et le seul qui est accessible au commun, est fermé le vendredi !
Donc encore un coup pour rien ; de toute façon, il n'y a rien à voir...
Sur une des douves, des cormorans.


Sur le toit d'une des portes, un dauphin ?

Sur le parvis, une forêt (clairsemée !) de pins.

Un garde, à l'entrée d'une des portes inaccessibles.

Et enfin, le Palais impérial.

Bref, rien de bien intéressant, aujourd'hui...
En plus, il faisait très chaud, très humide et très lourd !!!
Mais bon, tous les jours ne peuvent pas apporter autant de plaisir que Nikkō ou Kamakura...
08 juillet 2007
Mariage et art (peintures et estampes)
Ce dimanche matin, me voilà parti pour aller sur un marché aux puces, au Tōgō-jinja, sanctuaire où l'on honnore la mémoire du grand amiral Tōgō Heihachirō.
C'est tous les premiers dimanches du mois.... et nous sommes le second dimanche, donc rien !!!!!
Mais je ne suis pas venu en vain, car j'ai pu assister à l'entrée d'un mariage dans le sanctuaire !
Les prêtres et prêtresses se préparent.


Très concentré, magnifique !

Et les futurs mariés.

Tout ce petit monde est sorti de l'enceinte du temple, pour revenir, en cortège et en musique, afin d'entrer dans le sanctuaire.
C'était un moment très émouvant, et j'ai eu beaucoup de chance de pouvoir y assister.




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Aux abords d'un autre temple, j'ai trouvé des puces, avec de belles estampes, 18e et 19e.




J'ai fini par en acheter une, celle-ci, en très bon état ; elle a été faite par Toyokuni, le troisième du nom.
Les couleurs sont très vives, il y a un violet et des dégradés magnifiques, et le papier est structuré sur la montagne et pour faire les rayons du soleil dans le petit encart.

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Des physalis, chez un marchand de fleurs.

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Un temple célèbre pour son allée de torii, Nezu-jinja.


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Comme j'étais près d'Ueno, je suis allé au musée : magnifique exposition d'intérieurs de maison, des panneaux peints sur papier, avec de la feuille d'or.
Superbe, incroyablement beau !





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Au sous-sol, un exposititon exceptionnelle : 100 vues d'Edo (ancien nom de Tōkyō) faites par Hiroshige, au milieu du 19e siècle.
Cette exposition est exceptionnelle, car elle présente presque toutes les vues (il y en 100 sur un total de 120), restaurées.
Hiroshige montre un maîtrise parfaite de la composition de l'image, avec souvent des premiers plans intégrés, très intéressants.
Mes photos sont clandestines, donc pas très bonnes... Allez sur google image pour mieux voir ces magnifiques oeuvres d'art.
Même mieux : si vous êtes à Tōkyō, venez voir ces estampes "en vrai" !









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Après, direction les bains publics (sentō), mais avec source d'eau chaude, (en fait, c'est un ōnsen, car il a de l'eau thermale ; les sentō 'normaux' ont de l'eau du robinet qui est chauffée...).
L'eau est très chaude (45°...) de couleur brun foncé, comme du thé très infusé : c'est de l'eau de source naturelle, puisée à 500m sous terre, pleine de minéraux.
On se lave et se savonne consciencieusement, on se rince, et ensuite seulement on entre dans le bain.
La première fois que nous sommes allés à Tōkyō, en automne dernier, nous les avions cherché, ces bains !! Personne ne savait où ils sont, et on a fini par demander au "police box", le tout petit bureau local avec un policier, qui est toujours la seule personne à connaître assez bien le quartier.
Ce sentō est dans une ruelle, sans indication particulière : introuvable !!
On ne le repère qu'à son noren, le rideau fendu, bleu pour les bains publics.
Il porte le doux nom de Rokuryū-kōsen, qui veut dire ' puits des six dragons'.

Les clefs des casiers sont en bois : une planchette avec des rainures, qui doivent correspondre aux gorges de la serrure.

Les bains, carrelés ; le mur de droite sépare les hommes des femmes, car on se baigne nu ; interdiction de porter quoi que ce soit, même la serviette ne doit pas entrer dans le bain.

L'eau bouillonnante, souveraine pour soigner plein de choses, parraît-il.


11 juillet 2007
Asakusa ( yukata e physalis ) et Olivier
Un collègue m'a dit qu'il y avait un matsuri, un festival lié à la religien shintō, au temple Sensō-ji d'Asakusa.
Je suis donc allé voir : tout le monde achète des branches ou des pots de physalis.
Pourquoi, je ne sais pas...
Et les femmes (et quelques hommes) s'habillent "tradionnellement", c'est à dire en yukata, le kimono léger porté en été.



Tout autour du temple, des petits stands qui vendent surtout de la nourriture : petites brochettes (yakitori), beignets, gâteaux, omelettes...


Un jeu pour les enfants : essayer d'attraper de petits poissons avec une épuisette plate, en papier, avant que celui-ci ne fonde...





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Hier matin, Olivier est arrivé !!! Il reste jusqu'au 22 juillet.

Pour sa première journée, nous sommes restés à Shibuya, puis j'ai répété et il a fait la sieste.
Ensuite, direction Asakusa, pour le matsuri et pour manger des grillades, surtout les énormes gambas et les coquilles saint-jacques, et on a fini par les bains brûlants ! un grosse journée quand même, quand on sort de l'avion !









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Voilà, Tōkyō, c'est fini....
Ce soir à 17h20, nous prenons le shinkansen - le TGV japonais - pour aller à Kobe, où auront lieu les spectacles.
J'aurai moins de temps libre, car nous allons répéter sur scène, et nous aurons l'orchestre.
Mais je tâcherai tout de même de poster des photos !!!
14 juillet 2007
Kyoto 1
Hier, journée libre pour les chanteurs !
Nous sommes allés à Kyoto (50 minutes de train), sous la pluie, car aujourd'hui, il y a un typhon qui arrive sur la région...
C'était une journée consacrée aux temples, enfin, à 3 temples seulement, car ils se trouvent tous en périférie de la ville, au pied des montagnes.
Il faut donc traverser toute la cité en taxi ou en bus, pour aller d'un à l'autre, et cela prend chaque fois une heure, voire une heure et demi !
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Un premier petit temple, pas prévu dans l'itinéraire ; sa porte blanche nous a interpelé, et le temple lui même est tout en pin, blond.
Ca a été lé premier lieu pour faire une goshūin, la calligraphie avec les tampons rouges.




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En face, le temple pour lequel nous avons marché 25 minutes sous la pluie : Sanjusangen-dō.
Il est entouré d'une pallissade, orange et verte.




Au centre du temple, une galerie de 118 mètres.

Elle renferme 1001 statues de Kannon, la déesse la plus importante du bouddhisme, toutes en cyprès doré à la feuille, datant du début du 13e siècle : un grande statue, au centre, et 1000 stautes debout, 500 de chaque côté.
Elles ont chacune 40 bras, et portent divers objets. Allignées sur plusieurs rangées, c'est une vue impressionnante !
Comme il est interdit de photographier, je n'ai pris qu'un cliché, de dehors, par une fenêtre ouverte.

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Ensuite, nous somme allé au temple Kyomizu-dera, une structure perchée à flanc de colline, datant de 1633.
On y accède en montant une rue bordée de commerces, dont une pâtisserie faisant des gâteaux remplis d'une couche d'azuki, les haricots rouges, en général réduits en purée sucré, qui composent beaucoup de gâteaux japonais.


L'entrée du temple est marquée par une porte monumentale et une pagode ; viennent ensuite quelques bâtiments, tous peints en orange-vermillon, puis c'est le temple lui-même, en bois brut, brun très foncé.



La plateforme sur pilotis, surplombant la vallée, servait aux danses sacrées ; elle est aujourd'hui le lieu du bal des touristes !


En contre-bas, il y a une triple source ; il faut boire aux trois pour obtenir santé, richesse et sagesse.
On boit soit dans une louche fournie (et stérilisée aux UV !), soit dans un petit bol qu'on achète et qu'on garde en souvenir (ce que nous avons fait).

Le stérilisateur.




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Après 45 minutes de taxi, nous sommes arrivé au Ryoan-ji, un temple Zen avec un très joli lac, et surtout le jardin le plus célèbre du Japon, qui est la quintessence de l'art Zen.
C'est un rectangle de gravier gris pâle, ratissé, avec 5 îlots composés en tout de 15 pierres.
La seule touche de couleur est donnée par la mousse qui entoure les pierres.
La chose incroyable est, que d'où qu'on regarde ce jardin, on ne voit jamais plus de 14 pierres !
C'est hautement symbolique et philosophique : à chacun de découvrir ce que ce jardin représente.
L'endroit est magnifique et il s'en dégage un très grand sentiment de paix.

A côté, un jardin de mousses

Derrière, une fontaine très symbolique aussi, dont les kanji, les idéogrammes, veulent dire "mon bonheur est d'apprendre", ou quelque chose d'approchant.


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La suite de la visite de Kyoto demain, ou après-demain....
19 juillet 2007
Franponais - mise à jour du 19 juillet
Une chose étonnante, ici, c'est le nombre de "choses" ou marques qui ont une consonnance française, mais souvent, sans sens ou avec des fautes.
C'est ce qu'on appelle le franponais.
Allez voir sur ce site, c'est bien expliqué, avec moult exemples. Il faut regarder dans les diférentes catégories, sur l'ancien et le nouveau site.
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Quelques nouvelles enseignes...
Surement indigeste !!!

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Pas vraiment du franponais, mais la poésie japonaise pour exprimer les heures de la nuit...

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Là, moi pas comprendre

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Quel programme !

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Jolie enseigne ; dommage pour la faute de français.

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Si avec tout les temples et ce restaurant, nous ne revenons pas bénis et protégés !!!

Voilà ; la suite au prochain numéro !
20 juillet 2007
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Ma petite contribution...
Dès qu'on a dit "mode" , tout est dit, au Japon. Sur une canette, dans un distributeur.

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Des lingettes, petites et fraîches, comme leur nom l'indique !

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Un institut de beauté, à la philosophie incompréhensible. C'est encore pire en anglais !



J'adore la liste des soins disponibles !!!

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Un dessert : une pomme entière dans de la "jelly".

Le japonais, en katakana, semble bien le confirmer : gurandu - pomgeléé

Mais le texte en français, ça fait bien plus mal !!!

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Pauvre chocolat !

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Et mon préféré, pour des barres (..) de chocolat


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Joli slogan... ce serait presque correct, avec "-er" la fin...

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Un restaurant, près d'Ueno.

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J'en rajouterai au fur et à mesure des découvertes, alors il faudra venir voir, de temps en temps, sur cette page, qui est consacrée entièremetn au franponais !
Kyoto, suite et fin
J'ai beaucoup travaillé, mais là, je prends un peu de temps pur vous mettre des jolies photos.
La journée à Kyōto s'est poursuivie par une merveille : la Pavillon d'Or.
Construit au début du XVème siècle, les deux étages supérieurs sont couverts de feuille d'or pur.
Même sous la pluie, c'est une splendeur !




Pour terminer, nous sommes allé au temple de Yasaka, où les préparatifs du grand fesival de Gion étaient commencés.




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Le 16 juillet au soir, après mes répétitions, nous sommes retournés à Kyōto, pour le festival.
Le festival de Gion est un des trois plus importants et plus grands festivals du Japon ; il a lieu le 17 juillet (mon anniversaire...).
Il permet de demander aux dieux des récoltes abondantes et de les remercier d'avance.
Les chars défilent dans les rues, avec des musiciens (flûtes et cloches) ; ils sont ornés de tapisseries entièrement brodées, magnifiques.




Lors de la procession, les chars sont tirés à bras d'hommes.

La veille au soir, les musiciens passent de char en char, et jouent quelques minutes, puis repartent en cortège, avec les cloches et tambours sur des sortes de chariots.
Nous sommes montés dans un des chars, pour passer parmi les musiciens : c'est assourdissant !
Les cloches sonnent terriblement fort et les flûtes percent les tympans ! C'est à peine supportable !!!




Comme c'est une fête shintō, on y vend des porte-bonheur et des amulettes ; ici, des petits fagots.

Nous avons eu la chance de voir deux geishas !
Petit rappel : les geishas ne sont pas des prostituées !!!
Ce sont des femmes extrèmement cultivées, qui chantent, jouent d'un ou plusieurs instruments, dansent, et sont engagées pour tenir compagnie et faire la conversation aux hommes d'affaires lors de dîners importants.

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La suite au prochain numéro.
Ce sera Kōbe et une ballade dans une autre ville.
20 juillet 2007
à Kōbe : le saké et le sacré
Le 14 juillet, nous sommes allés visiter quelques fabriques-musées de saké.
Kōbe est réputé pour son saké, car l'eau descendant des montagnes environnantes est très pure, et la région produit un riz de très bonne qualité.
Le procédé de fabrication est long, et aujourd'hui entièrement automatisé.
Mais les fabriques ont des petits musées (gratuits) qui présentent les outils et les savoir-faire d'antan.
Le produit fini, emballé.

Les outils en bois pour remuer le riz fermenté

Des pots de transport.

Dans une autre fabrique, les procédés sont mis en scène avec des mannequin.





Tout cela est décrit sur un rouleau peint :



Il y a aussi toute la panoplie pour se prendre en photo, déguisé en ouvrier de sakérie !

Ce jour-là, on ressentait encore le typhon passé la veille ; Olivier y a laissé son parapluie !

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Le 15, nous sommes allés dans un quartier portuaire, près de l'hôtel, pour voir quelques temples.
Voici quelques photos sans ordre précis.


C'est la première fois que je voyais cela : des statuettes en terre cuite, dans un petit jardin d'un temple.

Ma déesse, Benten, protectrice des arts.



Une zuka, un monument à 13 étages.

Un monument appelé Gorin no sekito.

Mais il y a surtout le Grand Bouddha de Hyōgo : 11 m de haut.
Celui-ci date de 1991, car l'ancien, datant du 19e siècle, à été confisqué lors de la pénurie de métaux, pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Il est absolument magnifique, et avec le ciel bleu et les nuages, c'était tout bonnement à couper le souffle.





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Le soir, expérience culinaire : nous avons goûté le fameux boeuf de Kōbe.
Les bêtes sont nourries à la bière, et massées au saké !
Cela donne un viande très entrelardée de gras (du bon gras!), rose, qui se coupe à la petite cuiller, et qui a un goût tout à fait particulier, qui n'a rien avoir avec de la viande.

Elle a été cuite devant nous, sur une grande plaque chauffante, avec des petits légumes.


Coupée en petits bâtonnets (on mange avec des baguettes...), rôtis de tous les côtés, même le petit carré au bout !
Les gestes sont précis et très esthétiques, un ballet des mains magnifique à voir.



Moi qui ne suis pas un grand amateur de viande, je dois avouer que j'ai été bluffé : c'est savoureux, pas filandreux, extrèmement tendre et le goût est indescriptible.
Tant qu'on n'a pas eu le bonheur de goûter au boeuf de Kōbe, on ne peut pas imaginer ce que c'est !
Cela touche au sublime...
Pour que moi je dise cela d'un morceau de viande, ça doit vraiment être bon !!!

