Japon, été 2007

Impressions de mon séjour à Tokyo et Kōbe, lors d'un voyage professionnel. Flûte Enchantée de Mozart à Hyōgo.

29 octobre 2008

Arima, dernier jour au Japon

Au lever, une petite photo du port, au pied de mon hôtel.

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Pour mon dernier jour au Japon, je ne voulais pas rester encore à Kōbe et faire pour la nième fois les magasins.

Je suis donc allé à Arima, petite ville thermale à une heure de bus de Kōbe.

Ville réputée pour ces sources d'eau chaude -très chaude !! - , Arima est depuis des siècles visitées par les empereurs, les nobles et maintenant, les touristes, surtout pour les vertus thérapeutiques de ses eaux.

Dès l'arrivée, on se retrouve devant le Kin-no-yu (eau chaude d'or), les bains publics d'eau ferrugineuse.

Les kinsen sont les sources d'or (kin=or, sen=source), à cause de leur couleur ocre, par opposition aux ginsen, sources d'argent (gin=argent, sen=source), à l'eau limpide, transparente.

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Devant, une fontaine en forme de gourde permet de goûter l'eau de la source Taikō ; un petit goût de fer, mais pas désagréable !

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Sur le côté des bains, une rigole a été aménagée dans le sol et des bancs placés de chaque côté ; cela permet aux visiteurs de se tremper (gratuitement) les pieds dans l'eau chaude de la source du Kin-no-yu.

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Arima est construite sur les flancs de la montagne ; ses rues sont tortueuses et en pente ; les maisons sont principalement en bois.

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Comme c'est une montagne d'où jaillissent ces sources, le lieu est considéré comme sacré ; on y trouve donc de nombreux temples, bouddhistes et shintō.

Ce temple est situé sur la source Tingen-sengen (source du paradis).

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La source -comme la plupart - est évidemment fermée, car elle est bouillante : 98°C ! elle jaillit de 206m sous terre. Des conduits laissent échapper la vapeur en jolis panaches blancs, sur le ciel bleu : c'est très joli !

Cette source est très ferrugineuse, les cuves, le sol, et les pierres alentours sont rouge-brun de rouille.

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Je suis particulièrement content de cette photo du torii avec le nom du temple et la branche de pin !

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Arima est également connue pour ses pinceau recouverts de fils de soie et contenant une petite poupée qui sort quand on tient le pinceau vertical avec les poils en bas (pour écrire) et qui rentre quand on le tient avec les poils en haut.

Il y a une boutique qui les fabrique encore et où on voit le travail de décoration.

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Ces pinceaux sont magnifiques, avec leurs couleurs chatoyantes !

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Et voici le mécanisme : un contrepoids et un peu de fil... et la poupée sort et rentre comme par magie !

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Et voilà ce que cela donne :

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Voici la petite dame qui décore les pinceaux en enroulant les fils sur le manche : sur un mur de cette boutique, une photo d'elle dans les années 50, en train de faire exactement les mêmes gestes, mais à l'époque, elle était en kimono.

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Elle dispose de plusieurs couleurs sur des dévidoirs devant elle et elle les arrange pour former ces merveilleux dessins.

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Sur une table, une cage avec des grillons qui stridulent toute la journée  ; les grillons portent chance, il est donc bon d'en avoir chez soi.

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Les quatre pinceaux disposés sur les autres boîtes représentent les couleurs et motifs traditionnels ; je ne voulais pas d'un pinceau moderne, avec des couleurs certes plus actuelles, mais pas aussi attirantes à mes yeux que les dessins ancestraux. J'ai choisi le rouge, tout à gauche - en encart, le motif.

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Au détour d'une rue, une autre source bien protégée aussi, la source Ariake.

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Celle-ci sent le souffre !

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Un peu sur la hauteur, on trouve la source froide de Tansan-sengen (source d'acide carbonique) ; elle est à 13 m de profondeur, et sort à 18,6°C. On mélangeait cette eau avec du sucre pour faire du soda ; maintenant elle n'est plus utilise que pour faire les tansen-senbei, des petits crackers, un peu comme des hosties, absolument délicieux !!!!!

Il y a le bassin de la source...

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...et une petit fontaine bien pratique ; l'eau est légèrement gazeuse, avec des bulles très, très fines, avec un petit goût fort agréable, et surtout, délicieusement fraiche ! Il faisait tout de même dans les 30 degrés ! Ce fut une halte bienvenue avant d'aller manger.

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Arima est également célèbre pour ses objets en bambou tressé.

Le bambou, débité en lamelles très fines, et travaillé comme de l'osier.

Les objets les plus fins peuvent atteindre des sommes astronomiques, mais le travail est d'un telle délicatesse !

Dommage que je n'aie plus eu de place dans mes bagages...

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Et voici l'artisan au travail.

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Pour revenir au point de départ du parcours, on descend la montagne, en passant devant de nombreux temples.

Le Gokuraku-ji -temple du paradis.

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Voici le Tōsen-jinja.

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Sur le côté droit du temple , il y a une petit édicule avec une statue.

Cette statue est celle de Daikoku-ten, dieu de la richesse.

Il est un des Dieux des 7 bonheurs, les schichifuku-jin. Selon la légende, les shichifuku-jin arrivent chaque année sur terre, le 31 décembre dans un bateau chargé de trésors, pour proter à chacun sa part de bonheur.

Daikoku est généralement représenté debout sur des balles de riz, coiffé d'un bonnet et portant sur son épaule gauche un gros sac contenant la sagesse et la patience, ainsi qu'un maillet porte-bonheur (uchide no kozuchi).
Daikoku est aussi considéré comme un dieu des cuisines.

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Et, bien sûr, des ema,

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Au détour d'un petit chemin, un minuscule temple.

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Et le grand Onsen-ji -temple de la source.

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On y trouve des statues des fondateurs du temple ainsi qu'un bouddha magnifique.

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Dans une petite salle, un diorama représentant une procession des siècles passés.

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Et sur le côté, un cimetière d'ornements de toit en terre cuite.

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Un autre temple est dédié à une des sept divinités du bonheur.

Fukurokuji est le dieu de la richesse, de la longévité, de la virilité et de la sagesse. Il habite le corps d'un vieillard à la tête allongée, portant une barbe blanche (symbole de sagesse et de l'âge) et tenant une canne ornée d'un rouleau de parchemin sur lequel est inscrite la sagesse du monde et d'un éventail (ôgi).

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Un panneau tissé représente les shichifuku-jin dans leur bateau.

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Après toutes ses promenades et visites, un bon bain s'impose !

C'est le gin-no-yu, le bain d'eau d'argent.

L'eau est limpide, pas trop chaude, et c'est un vrai bonheur de se tremper dans cette source !

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Le Nenbutsu-ji est un temple fameux pour deux choses : on y révère une des divinités du bonheur de Kōbe, et il y a donc des représentations de shichifuku-jin, même en ema. Et il a un jardin célèbre pour ces camélias d'été de 20 ans !

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Magnifique statue !

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La source gosho-sengen est connue pour être la source à la plus forte concentration de sel au Japon.
Elle sort de 165 m de profondeur, à une température de 97° C !

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Le ruisseau dans le caniveau est rouillé !

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J'arrive enfin au point de départ de mon parcours, le Kin-no-yu, les bains d'eau d'or.

Les noren  - rideaux - vous indiquent ans quelle partie du bain vous entrez, homme ou femme.

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Sur cette photo -prise furtivement, car il y avait beaucoup de monde ! - on voit bien l'eau très ferrugineuse.

Elle est tellement chargée en minéraux qu'on ne voit pas plus de 5 cm sous la surface !

Ce bain est très chaud : la bassin de gauche est dans les 40° C et le bassin de droite, plus de 50 ° C !

On ne met jamais a serviette dans l'eau du bain ; il ya donc plusieurs solutions : soit la mettre sur la margelle, soit la nouer autour de la tête, soit la poser sur sa tête...

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Une fois cuit, je suis ressorti prendre le bus pour rentrer à Kōbe.

Une petite halte vers le pont rouge...

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... et pour voir cette pierre sacrée.

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Le soir, un nuage magnifique (cumulonimbus?) dans le coucher de soleil !

Un beau spectacle pour mon dernier soir !

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Le soir, je suis retourné dans mon restaurant de gyouza ces raviolis frits-vapeur.

La gérante, avec qui j'ai beaucoup discuté - à grand renfort de dictionnaire !!! - m'a offert du sashimi de cheval -délicieux !!! un léger goût de pomme - et d'un poisson qu je ne connaissais pas, d'une finesse incroyable.

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Et me voici avec la petite dame du restaurant, et une autre photo d'elle et d'une des serveuses.

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Le lendemain, départ pour l'aéroport.

Durant l'heure et demi que dure le trajet, on roule sur des autoroutes urbaines sur pilotis, à 15 m du sol, sans jamais redescendre !

Une photo du téléphérique et du jardin dont j'ai parlé dans ce post :http://fripoujapon.canalblog.com/archives/2007/08/02/5788347.html

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Une vue de mon hôtel

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Kōbe et les montagnes.

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L'arrivée à l'aéroport, construit sur une île artificielle.

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Kōbe au loin, avec l'Hôtel Okura ...

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Mon avion... c'est fini, le Japon !

Mais j'y retournerai ! c'est certain ! je ne pense qu'à ça !

A bientôt pour un autre voyage au Japon !

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16 avril 2008

9 août 2007 - Dernier jour à Kōbe...

La fin de mon séjour approche à grand pas.. plus que deux jours !

Hier soir, ma 'copine' du petit restaurant où je vais souvent m'a fait des cadeaux, pour Olivier et moi : des kimono d'été, courts, en coton épais, des éventails, et des 'geta', les tongs en bois

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Le dos de ma veste a un aigle brodé, très beau !

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Kōbe a été l'un des premiers ports à s'ouvrir au trafic avec les étrangers, quand le Japon a abandonné sa politique isolationniste, en 1868, avec l'ère Meiji.

De nombreux étrangers sont venus s'y établir et l'architecture en a gardé de nombreuses traces (voir le post Himeji, patrimoine mondial de l'humanité ); ici, un immeuble moderne construit "sur" un bâtiment  visiblement  "étranger".

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Je suis allé faire les magasins...

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D'abord, un grand magasin d'articles pour ouvriers du bâtiment : je cherche des tongs de couvreur, avec des semelles en caoutchouc... introuvable !

Voici des chaussures de travail, pour tous les corps de métiers, avec le pouce détaché.


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Ces ouvriers du bâtiment en portent très certainement.

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Le chapeaux à visières des jardinières ou des "éboueuses".

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Et des gants pour tous usages.

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Et aussi des gants anti-UV ; nombre d'articles au Japon sont en tissus anti-UV : chemises, t-shirts et surtout parapluies en ombrelles.


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Je suis allé ensuite au centre commercial Mosaic.

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Dans la galerie, des reproductions en 3-D de tableaux célèbres, en différents matériaux.

Degas, en petits morceaux de tissus

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Lautrec, en petits rectangles de carton

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Seurat, en pastilles de plastique ou carton

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Vinci, en boutons

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Un belle sculpture de girafe devant un autre galerie commerciale

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Belle vue sur l'hôtel Okura, le musée du port et la tour.

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Dernier jour à Kōbe, mais pas dernier jour au Japon : demain, le 10, je vais à Arima, petite ville célèbre pour ses très nombreuses sources d'eau chaude et ses bains thérapeutiques.

A bientôt donc !

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16 janvier 2008

Kyōtō, 8 août

Enfin, je continue mon blog...

Désolé de na pas l'avoir fait avant, mais pas envie... sur place, c'était "en direct", c'était excitant, mais une fois rentré en France, ce n'est plus la même chose.

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Le soir du 7, après le temple visité de nuit, je suis allé à l'hôtel que j'avais réservé, le Fujita.

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Après une bonne nuit de sommeil, je me suis réveillé tôt et me suis promené le long de la rivière qui parcourt Kyōtō du nord au sud, la Kamogawa, et qui longe mon hôtel.

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Les joggeurs peuvent traverser sur des "pas japonais" géants !

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J'avais rendez-vous au temple Saihō-ji à 10h précises, pour une cérémonie, suivie de la visite libre des jardins.

Ce temple possède le plus célèbre jardin de mousse du Japon : élaboré au XIVe siècle, c'est une vaste étendue boisée, dont le sol est entièrement recouvert de mousses, de 120 variétés différentes !

C'est pourquoi il est plus connu sous le nom de Kokedera, temple de mousse. L'étang, en son centre, à la forme de l'idéogramme chinois qui signifie "coeur".

Pour pouvoir le visiter, il faut s'inscrire au moins 10 jours avant, en faisant une demande avec son nom, le motif de la visite, etc... ; j'avais fait cette demande sur une carte postale double, géniale invention japonaise :  on écrit sur une partie, on replie en deux, et la réponse est envoyé sur la deuxième partie, qui est déjà affranchie !

Et voici ma réponse

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J'ai pris un taxi de mon hôtel, et comme j'étais en avance, j'ai visité un autre temple, Kegon-ji.


Pour y accéder, il faut monter un long escalier de pierre ; c'est là que j'ai vu le plus beau lézard de ma vie : superbe !

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Dans ce temple, on élève environ 50'000 crickets par an ! Le temple comporte un sanctuaire dédié à tous les insectes. Les crickets ont donné son surnom à ce temple, Suzumuchi-dera (suzumuchi est le nom japonais des criquets, et veut dire 'insecte pur', à cause du son de cloche qu'émet cette espèce de criquet)

A l'entrée se trouve un jizō à sandales, très vénéré. On dit qu'il peut exhausser un vœu par personne, quel qu'il soit. Faites un vœu en tenant l'amulette achetée dans le temple, et après que le vœu s'est réalisé, vous devez revenir remercier ce jizō.

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Vu le nombre d'offrandes, les voeux doivent effectivement se réaliser !

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En chemin vers Saihō-ji, il y avait un maison avec cette fenêtre absolument unique, faite dans les circonvolution d'une branche ou d'une racine.

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Et me voici donc au Kokedera (temple de mousse), de son officiel Saihō-ji.

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La cérémonie à lieu dans le sanctuaire du temple ; pour y accéder, on doit, comme toujours, se déchausser.

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On s'assied devant une petite table, sur laquelle est le texte (en japonais !) des soutras (incantations) que l'on va devoir chanter, une petite ema sur laquelle on écrit un vœu, et un pinceau et de l'encre de chine pour écrire le vœu.

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Le tout dure une vingtaine de minutes, après quoi, on va dans le fameux jardin.

Et là, c'est extraordinaire ! la diversité des textures et des couleurs des différentes mousses dessine des paysages improbables, avec vallons et montagnes !

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Le feuillage des arbres crée des zones d'ombres et de soleil qui chatoient et rendent le tout encore plus incroyable !

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L'étang central compte plusieurs îles reliées au 'continent' par des ponts recouverts eux aussi de mousses.

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Plusieurs maisons de thé jalonnent le parcours.

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Des jardiniers œuvrent pour enlever la moindre feuille sur les mousses ; leurs 'outils' abandonnés le temps d'une pause.

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Ombre sur la mousse.

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Et une " île " fantomatique, irréelle, sublime, comme balayée par une houle de mousse.

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Quittant le temple, j'ai pris le bus pour aller dans le quartier tout proche d'Arashiyama.

Le Horin-ji, datant du XIVe siècle, compte un pagode en plus des bâtiment du temple.

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Comme il était déjà presque 14h, j'ai mangé dans un petit restaurant du coin : soba (nouilles de sarrasin froides : délicieux ) et tempura (friture légère de légumes et crevettes)

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Arashiyama est le pont de départ de nombre d'excursions en train ou bateau sur la rivière Hozu et de visites de sites protégés.

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Au hasard de la traversé du pont, j'ai eu la chance de tomber sur deux toutes jeunes maiko, que j'ai eu l'autorisation de photographier.

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Mais le but réel de cette visite est le Tenryu-ji, inscrit lui aussi au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ce temple zen a un jardin du XIVe siècle d'un beauté rare, avec un étang magnifique, planté de pierres, avec comme toile de fond les montages. Ce jardin a été créé par le même prêtre que le jardin de mousse du Saihō-ji.


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Le nom du temple veut dire 'temple du dragon céleste', et en effet, il y a des panneaux peints représentant des dragons absolument somptueux.

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Les différents bâtiments du temple sont reliés par un couloir couvert, en bois.

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Dans l'étang se jette une "chute d'eau sèche", une suite de pierres en cascade, fameuse.

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C'est là que j'ai eu la chance de faire cette photo magnifique, tant dans les proportions que dans les jeux d'ombres et lumière. C'est un pur hasard, mais le hasard fait bien les choses !

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Posté par fripou à 13:15 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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