24 juin 2007
J'y suis enfin !
Depuis le temps que c'est prévu (presque deux ans), ça y est : je suis a Tōkyō !!!
Arrivé hier, sous le soleil et la chaleur agréable : 26°.

Je retrouve le quartier de Shibuya, où se trouve la salle de concert où j'ai chanté en novembre dernier (l'Orchard hall du Bunkamura). Cette fois, c'est mon hôtel qui est à Shibuya, c'est le Shibuya Excel Hotel Tokyu.
Il est sur la gare (sur la gare, construit dessus! ), et sur la place de Shibuya, très central, donc.
La vue de ma chambre, avec le Shibuya 109 à mes pieds (grand magasin de boutiques de fringues pour Niponnes hystériques : c'est très bruyant et très branché !) et au fond, le Meiji-jingū Gyōen

De l'ascenceur extérieur de l'hôtel , on voit bien le carrefour à la sotie Hachikō de la gare, avec tous les piétons.

Et sur le toit de l'immeuble en face...

Il y a un grand super-marché sous la gare, avec tous les produits alimentaires, et au milieu des légumes, des packs de fleurs : boutons de roses, hortensias, oeillets, orchidés, chrysanthèmes... !!

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Ce matin, direction Ueno, pour voir si l'étang couvert de loutus est en fleur ; malheureusement, pas encore, mais d'ici deux semaines, ça devrait être magnifique.
Je me suis donc promené le long de la ligne de métro aérienne, où il a plein de petites boutiques de fringues, etc, et sur un côté, un marché au poissons.


Comme il pleut, je suis rentré à Shibuya ; distribution de pâtes à faire au micro-ondes !

Et de cos-plays très colorées sur Dōgen-zaka !

Je travaille ce soir, à 18 , dans un autre quartier ; je vous tiens au courant !
26 juin 2007
Grosse journée !!! Kamakura
Hier, j'ai travaillé, alors je n'ai pas trop eu le temps de me balader, surtout qu'avec le décalage horaire, je me suis endormi vers 5h et réveillé à 10h30....
Hier soir, j'ai tout de même fait une petite photo des lumières et de la foule de Shibuya.

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Mais aujourd'hui, je ne travaillais pas, alors je suis allé à Kamakura ; cette ville a été capitale du Japon, pendant une période, et chaque petit renfoncement dans la montagne possède son temple !
Comme la météo annonçait un temps un peu couvert, j'ai décidé de partir tôt, avant la chaleur (il fait tout de même 26° avec 90% d'humidité !) : à 8h j'étais dans le train, pour aller à Shinagawa prendre le "train de banlieue" qui va à Kamakura (50 minutes).
En arrivant à 9h30, il pleuvait... une petite bruine qui remonte et tourbillonne, et qui mouille tout !!! donc le parapluie est inutile !
Je me suis quand même fait une dizaine de temples, en crapahutant dans la montagne ; je n'en peux plus, ce soir !!!
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La plupart des temples de Kamakura sont des temples bouddhistes zen ; donc sobres, en bois apparent, avec des allentour magnifiquement travaillés : parterres, buissons, étangs...
Voici le Kenchō-ji
Les bâtiments sont imposants, surtout les portes !

Mais les bâtiments monastiques sont simples ; et on voit bien que le jardin est entièrement pensé, même les rochers et les arbres.

Dans le plus vieux temple de Kamakura, les genévriers sont issus de graines apportées de Chine il y a 700 ans.

Et voici l'intérieur de ce temple, le sanctuaire, avec son Bouddha


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Après une heure de montagne, de la vraie, très pentue, j'ai fini par trouver l'entrée du temple que je cherchais, le Zeniarai dera (temple "lave monnaie") : un tunnel creusé dans le roc, avec un torii devant (le torii marque l'entrée des sanctuaires)

C'est sur le versant nord de la montagne, sous les cyprès : il fait très sombre, mais cela sent divinement bon !
C'est un temple dédié à Benten ou Benzaiten, la déesse de la musique et de l'éloquence.
A l'entrée des temples, juste après la porte, il y a toujours une fontaine avec des louches, pour se purifier : on se verse de l'eau dans les mains et on se rince la bouche ; ici, une fontaine taillées dans le granit, toute simple.

Ce temple est fameux, car il renferme une source ; il est dit que l'argent lavé à cette source, quand il est dépensé, rapporte plusieurs fois sa valeur. J'ai donc lavé mes pièces et même des billets !

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Ensuite, je suis allé au Zurugaoka Hachiman-gū dera, sanctuaire shintō.
Après la sobriété zen, le shintō est un choc : de la couleur partout !!!
Déjà le torii est rouge vermillon.

Ensuite, chaque sculpture des bâtiments est peinte, et le temple lui même aussi !

Comme souvent dans les hauts lieux religieux, il faut mériter son temple, après beaucoup de marches !!!

A l'entrée des temples, on trouve aussi des murs de tonneaux de saké, offerts en offrande au temple, et qui ne sont bien entendu pas ouverts !


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Une chose que j'avais commencée lors de mon dernier séjour, en novembre, c'est un carnet de pélerinage : dans chaque temple visité, on fait faire un calligraphie par un moine, dans un petit livre spécial, en accordéon, avec des tampons ; cela fait un souvenir magnifique !

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Mais Kamakura est avant tout célèbre chez nous pour son Grand Bouddha (Daibutsu) : 13,35m.
Il a été fondu en 1252, et un tsunami a emporté les bâtimenets qui l'entourient en 1495 ; lui n'a pas bougé.
Il est vrai qu'il pèse 121 tonnes !!!

Il est absolumet magnifique, majestueux et très impressionnant.

J'y étais, la preuve !!!

On se rend bien compte de sa taille.

Je suis particulièrement content de cette photo !

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Un dernier temple avant de revenir à Tōkyō ; il est en partie dédié aux enfants morts avant la naissance, et il y a des centaines de statuettes, pour chacun des ces enfants, afin de l'aider dans l'au-delà.


Dans le sanctuaire principale, la statue de la déesse de la miséricorde, dorée à l'or fin en 1342, de 9,18m de haut (photo faite à la sauvette, sans regarder, appareil à la hanche... donc un peu de travers).


Mais la chose impressionnante en ce moment, c'est que la colline à laquelle est adossé le temple est couverte d'hortensias (il y en a partout, à Kamamura !); il y a un petit chemin qui zigzague pour monter sur la colline. C'est tout bonnement incroyable !




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Voila.
Je vous avais prévenus : grosse journée !!!
J'ai un peu mal aux pieds, et beaucoup mal aux jambes, mais je suis ravi de cette journée pleine d'émotions, d'émerveillement, de parfums de pluie dans la fôrêt et les cyprès, de couleurs,...
Le temps semble ne pas s'arranger ; je voulais aller à Nikko demain, car je ne travaile pas non plus, mais je pense que je vais remettre à un autre jour... Cela fera beaucoup de bien à mes jambes !!!
27 juin 2007
Asakusa
Aujourd'hui, libre à nouveau, alors je suis allé faire des courses dans le quartier d'Asakusa ( prononcer "asaksa", avec un accent sur le premier "a" et le "u" est muet).
J'avais reperé dans le guide Lonely Planet deux magasins que je voulais voir.
Et pas loin, il y a le quartier avec tous les articles de cuisine (voir plus bas).
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Le premier magasin que je voulais voir, vend des noren, ces petits rideaux coupés qui sont devant les portes des restaurants.

Ils vendent aussi les carrés de tissus utilisés traditionnellement pour emballer les cadeaux.

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De là, je suis allé au Sensō-ji, le grand temple bouddhique d'Asakusa.
On entre dans son enceinte par une porte, le Kaminari-mon, la porte du tonnerre, avec les statues du Dieu du Vent et du Dieu du Tonnerre.

Puis on parcourt une rue, la Nakamise-dōri, bordée des deux côtes d'échoppes vendant des éventails, des kimonos, des babioles à fixer au téléphone, de la nourriture...

Dans le fond, on voit la grande porte du temple, le Hōzō-mon. Elle a été entièrement rénovée ; en novembre elle était sous échaffaudages.


On passe dessous, et à sa gauche il y a la pagode à 5 étages.

Puis c'est le sanctuaire proporement dit. 
C'est un sanctuaire bouddhique, comme en atteste la croix gammée au pignon.

On fait brûler de l'encens devant les temples, à côté de la fontaine où on se purifie.

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Juste à côte, il y a un sanctuaire shinto, l'Asakusa-jinja.
En ce moment, des cercles de paille tressée sont disposés devant les sanctuaires, et il faut faire deux fois un 8 en passant dedans ; je ne sais pas à quoi cela correspond, mais c'est sympa à voir, surtout quand il y a des groupes qui font la queue leu leu !!


Devant les temples, il y a toujours une grande "boîte", où on jette de l'argent avant de sonner la cloche ou de frapper dans ses mains pour attirer l'attention de la divinité du lieu.
Ici, un bel exemple recouvert de bronze, avec un gentille petite dame niponne.

L'intérieur du sanctuaire.

Dans un autre sanctuaire, une fontaine en forme de dragon.

Et deux minous qui se regardent en chien de faïence !

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Après cela, je suis allé au "police box" (koban) pour demander où se trouve la magasin que je cherchais.
Les adresses sont incompréhensibles : 1-18-12 Asakusa.
Cela veut dire que dans le quartier d'Asakusa, on prend l'ensemble de pâtes de maison 1, puis le pâté 18, et la maison numéro 12 dans ce pâté. Les policiers ont besoin d'un plan très détaillé pour savoir où cela se trouve !

Mon magasin est celui d'un fabricants de couteaux : Kanesō.


Il y a des couteaux à viande (avec le nom du magasin sur la planchette),

Des couteaux à légumes

C'est ce que j'ai acheté, et le monsieur l'a aiguisé quand je l'ai eu choisi : il passé près de 10 minutes à frotter la lame sur des peirres de plus en plus fines, avec de l'eau prise dans le sol, à côté de lui.
Derrière lui, les couteaux à poisson.

Le passage dans ce magasin est une belle experience !!! Les couteaux sont de toute beauté, et le fait que celui qu'on achète soit aiguisé devant vous, c'est vraiment exceptionnel.
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Ensuite, direction le quartier des ustensiles de cuisine.
On y trouve tout, des assiettes au étuves, en passant pas les vitrines pour restaurant, les bols en céramique et les sets en papier, et j'en passe !
En chemin, un tireur de pousse-pousse montre quelque chose à ses clients.

Ce sont les empreintes de mains dans des plaques d'acier, tout le long du trottoir.

Comme toutes ces émotions et cette promenade m'avaient un peu creusé, je me suis arrêté à un petit magasin qui fait des boulette remplies de pâte d'azuki, des haricots rouges qu'on mange en purée sucrée.


En chemin, je voulais aussi voir un magasin qui vend tout ce qui est nécessaire pour les "festivals", les fêtes religieuses : autels portables, tambours, masque, vêtements, gongs,...



Tiens, un chien ! c'est extrêment rare d'en voir, ici, à Tōkyō.

Je ne résiste pas à vous montrer le bâtiment avec des tasses pour balcons !

Et enfin les magasins d'articles de cuisine.
Bols
Articles en laque

Et fausse nourriture : c'est celle qui est exposée dans les vitrines des restaurants, pour montrer ce qu'ils servent.



Plus vrai que nature !!!!
Un magasin de papiers

Un qui ne vend que des pierres à aiguiser

Un autre, des ciseaux pour sculpter le bois


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Petit arrêt pour manger un bol de riz, avec un friture de crevettes dessus.



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Puis direction Jardin d'Ueno (plein de temples et sanctuaires), avant de rentrer à Shibuya, plein les pattes !
Je n'ai rien visité, car j'y étais déjà allé en novembre (Asakusa aussi, mais bon, j'y ai refait un petit tour...).
Une allée de toriis, à un des sanctuaires.

Dans les sanctuaires shintō, on peut acheter des plaquettes de bois, sur lesquelles on écrit un voeu, un prière, un ex-voto,...


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Voila, c'est tout pour aujourd'hui.
C'est déjà beaucoup !
Demain, travail ; alors probablement pas grand chose sur ce blog...
29 juin 2007
Meiji-Jingū et Omote-Sandō
Le Meiji-Jingū est le plus grand sanctuaire shintō de Tōkyō : outre les bâtiments, il y a un très grand parc, en fait une forêt de 70 hectare, 100'000 arbres !
A l'entrée, les barils de saké dont j'ai déjà parlé.

On passe plusieurs toriis pour accéder au sanctuaire ; le second (en cyprès hikoni) mesure 12m de haut, avec un poutre transversale de 17m ; les fûts font 1,2m de diamètre et il y a 9,1m entre les pilliers ! C'est le plus grand torii en bois de style Myoojin au Japon

Le sanctuaire



Les prêtresss ont les cheveux emballés dans des "enveloppes" en papier, avec un noeud.

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Du parc donnant accès au temple, part Omote-Sandō.
C'est la paradis des bouiques de luxe (Dior, Vuitton, Burberry, Ralf Lauren,...) et des architectes : ils rivalisent pour la création des buildings des magasins.



Vu aussi dans le quartier



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Les japonais sont très forts pour faire des petits bonbons et gateaux qui sont avant tout un régal pour les yeux ; les forme et les couleurs varient en fonction des saisons.





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Deux choses dont j'ai oublié de parler, mais sont omniprésentes et incontournables :
Les distributeurs de boissons (et cigarettes, parfois) ; il y en a partout, mais vraiment partout !!!

Et l'interdiction de fumer dans la rue : quel bonheur de pouvoir se promener sans prendre la fumée de la personne devant vous dans la figure !!!
Les fumeurs doivent donc s'agglutiner autour de cendriers géants, dans les "smoking areas".

Quartier de Shinagawa / Takanawa
En novembre, nous étions dans un hôtel à Shinagawa-Takanawa ; mais nous n'avions pas pris le temps de visiter le quartier ; on y trouve surtout un temple où sont enterrés 47 samouraïs, dont les péripéties font partie de l'Histoire japonaise.
J'ai trouvé sur internet, un peu par hasard, un parcours décrit par un francophone, et qui emprunte les petites rues et les allées pour visiter le quartier ; j'ai donc fait imprimer cette page à mon hôtel, et "hop ! en voiture, François!" (Simone n'étant pas avec moi...)
Chose rare à Tokyo : une vielle maison, qui a survécu aux bombardements ; elle date de 1932

Le premier temple de l'itinéraire (eh oui ! encore un temple !!!) est au fond d'une allée ; sa porte est gardée par deux dieux censés faire fuire les mauvais esprits. En doré, au dessus de la porte, le nom du temple : Tozen-ji.


Le temple est dans un petit parc, magnifique, calme, appaisant ! Un magnolia en fleurs embaumait les lieux, c'était magique !


On trouve un peu partout dans les temples, mais aussi au bord des routes, des petites statues, avec une bavette et un bonnet.
Ce sont des jizō, protecteurs des enfants, des infirmes, des personnes agées et des voyageurs.

Et voici le Sengaku-ji, où sont enterrés les 47 samouraïs ayant dû commettre le suicide rituel honorable (seppuku est le terme exacte, harakiri étant de l'argot (couper le ventre) !) ; je vous laisse lire leur histoire sur cette page.

Sur un des piliers, des sculptures avec un éléphant. En fait, dans les temples, les éléphants sont représentés d'après un tableau de Kanoo Tan-yuu ; ce peintre a fait son tableau d'après une description qu'il en avait lu, sans en avoir jamais vu !

Devant, une lanterne brûle-encens en granit.

On accède aux tombes des 47 samouraïs par une rampe et des escaliers.

Pour rendre hommage à leurs âmes, on fait brûler de l'encens ; on en dépose un bâtonnet sur chaque tombe.



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Sur le chemin, d'autres temples, d'autres choses...
Des vieilles maisons en bois.

Des cimetières

On trouve toujours dans les cimetières des racks avec des seaux, pour entretenir les tombes.

Des dragons féroces sur les facades des temples

Des ouvriers qui remettent une pancarte en place.

Et, en bas d'une ruelle en escalier, un minuscule temple zen avec un magnifique petit jardin.



